Les Aventures de Kvatchi Kvatchantiradzé

Les Aventures de Kvatchi Kvatchantiradzé

€25.00Prix

Mikheil Djavakhichvili

Traduit du géorgien, préfacé et annoté par Maïa Varsimashvili-Raphael

Publié avec le concours de la Writers' House of Georgia

 

 

622 pages

format 13 x 21.5

ISBN 978-2-84679-505-0

  • l'ouvrage

    Le jour de la naissance du petit Kvatchi ne fut pas comme les autres. Un terrible orage éclata : un arbre fut frappé par la foudre et l’auberge concurrente de celle de ses parents fut, à la plus grande joie de ceux-ci, détruite. Les premiers mots du nouveau-né furent : « Moi ! moi ! moi ! » C’est dire si le petit Kvatchi allait accomplir les rêves de grandeur de ses parents et les aider à enfin
    rouler sur l’or !


    Devenu adulte, jeune homme au charme irrésistible, au cœur de pierre et à la malice sans égale, Kvatchi va se lancer à la rencontre de son destin. Il fait ses premières armes dans son pays natal et à l’Université, mais il se rend vite compte que la Géorgie est bien trop petite pour ses ambitions : il va aller en Russie, où la Révolution gronde et où le chaos politique des débuts de la Première Guerre mondiale fournit à l’homme audacieux des possibilités d’escroqueries fabuleuses. Un eldorado à sa mesure où il se retrouvera aux côtés de Raspoutine en personne, projeté dans le tourbillon de la Grande Histoire.


    Détournement du roman picaresque, avec un anti-héros absolu qui ne pense qu’à s’enrichir et à accéder aux plus hautes classes, qui n’hésite pas à détrousser la veuve et l’orphelin, à berner les assurances et les banques, à escroquer les proches de ses bien-aimées voire ses bien-aimées elles-mêmes, Les Aventures de Kvatchi Kvatchantiradzé est une allégorie drôle et féroce du monde moderne et de la soif de profits qui l’habite.


    Un des plus grands romans géorgiens du XXe siècle.

  • l'auteur

    Mikheïl Djavakhichvili est né le 8 novembre 1880 en Basse Kartlie.
    Il publie sa première nouvelle en 1903, puis une série d’articles critiques envers l’Empire russe qui l’obligèrent à s’exiler en France où il poursuivit ses études. Revenu en Géorgie après la révolution de 1917, il eut toujours des relations houleuses avec le parti bolchevique et le régime soviétique. Se consacrant dès lors pleinement à l’écriture, il publie dans les années 1920-1930 plusieurs romans qui sont parmi les plus lus de la littérature géorgienne. Accusé d’espionnage et de dissidence, il meurt en 1937, victime des purges staliniennes.